La CAN 2025 : une compétition déjà intense

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La CAN 2025 : une compétition déjà intense

La 35e édition de la Coupe d'Afrique des Nations, qui se déroule au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, tient déjà toutes ses promesses. Pour la première fois de son histoire, la compétition s'étend sur deux années civiles et à Noël, offrant un spectacle footballistique d'une intensité remarquable dès les premiers jours de compétition.

Un plateau exceptionnel et des infrastructures impressionnantes

Le royaume chérifien accueille pour la deuxième fois cette prestigieuse compétition après 1988, avec des moyens considérables. Le Maroc a déployé une infrastructure impressionnante avec neuf stades répartis sur six villes hôtes, dont quatre enceintes à Rabat. Le stade Prince Moulay Abdellah de la capitale accueille le match d'ouverture et accueillera également la grande finale le 18 janvier prochain.

Les 24 nations qualifiées se livrent une bataille acharnée dans un format qui permet aux deux premiers de chaque groupe, ainsi qu'aux quatre meilleurs troisièmes, d'accéder aux huitièmes de finale. Cette formule maintient le suspense jusqu'au bout et rappelle que la Côte d'Ivoire avait remporté le trophée en 2024 après s'être qualifiée in extremis en tant que meilleur troisième.

Des favoris qui répondent présent

Après deux journées de compétition, l'Égypte, le Nigeria et l'Algérie ont réussi à se qualifier aux huitièmes de finale avant la troisième et dernière journée des phases de poules. Les Pharaons, menés par leur capitaine Mohamed Salah, ont démontré leur détermination en s'imposant face à l'Afrique du Sud dans un match tendu. Le buteur de Liverpool, âgé de 33 ans, voit dans cette compétition sa dernière grande opportunité de remporter le seul titre majeur qui manque à son palmarès.

Le Nigeria impressionne également par sa puissance offensive. Face à de valeureux tanzaniens, les super eagles ont pu compter sur Alex Iwobi, auteur de deux passes décisives, et sur le but décisif d'Ademola Lookman. Leur match contre la Tunisie a particulièrement captivé les observateurs, les Super Eagles s'imposant après avoir inscrit trois buts en 70 minutes.

Le Maroc sous pression, mais ambitieux

Le pays hôte a connu un début de compétition contrasté. Vainqueurs à domicile face aux Comores lors du match inaugural, les Lions de l'Atlas ont ensuite été tenus en échec par le Mali. Malgré ce léger couac, l'équipe de Walid Regragui conserve toutes ses chances et bénéficie du soutien indéfectible de son public.

Le retour d'Achraf Hakimi, récent Ballon d'Or africain 2025, constitue une excellente nouvelle pour les ambitions marocaines. Blessé en novembre, le capitaine de l'équipe a fait son apparition sur le terrain, donnant un nouvel élan à son équipe. Le Maroc, qui n'a plus remporté la CAN depuis 1976, espère profiter de son avantage du terrain pour enfin retrouver le sommet du football africain.

Des chocs à répétition et un rythme effréné

La phase de groupes offre un programme d'une densité exceptionnelle. Quatre matchs sont disputés quotidiennement, créant un festival de football presque continu. Les duels entre grandes nations se multiplient : le face-à-face entre le Sénégal, champion d'Afrique en 2021, et la République démocratique du Congo, révélation de l'année, a notamment marqué les esprits.

Dans le groupe F, considéré comme le groupe de la mort, la Côte d'Ivoire et le Cameroun se sont neutralisés dans un match de haute intensité, laissant la qualification ouverte jusqu'à la dernière journée. Ces rencontres indécises maintiennent une tension palpable dans tous les groupes.

Des outsiders qui se révèlent

Au-delà des favoris traditionnels, plusieurs nations créent la surprise. Le Mozambique a enregistré sa toute première victoire en Coupe d'Afrique des Nations, se donnant une chance réelle de qualification. Les Comores, présents pour seulement leur deuxième participation à la CAN, défendent crânement leurs chances après avoir arraché des résultats encourageants.

Le Botswana, de retour après 12 ans d'absence, et le Soudan démontrent que la hiérarchie africaine peut être bousculée. Cette ouverture de la compétition fait partie de l'ADN de la CAN, où les surprises sont monnaie courante.

Une affluence de stars mondiales

L'événement dépasse largement le cadre sportif. La présence de Zinedine Zidane dans les tribunes pour soutenir son fils Luca, gardien de l'Algérie, et celle de Kylian Mbappé venu encourager son ami Achraf Hakimi illustrent le rayonnement international de cette compétition. Ces apparitions médiatisées soulignent l'importance croissante de la CAN dans le paysage du football mondial.

Une troisième journée décisive

Les derniers matchs de la phase de groupes, programmés du 29 au 31 décembre, s'annoncent cruciaux. Pour éviter toute manipulation, les rencontres d'un même groupe se déroulent simultanément, créant un suspense maximal. Plusieurs grands noms du football africain, dont le Maroc et le Sénégal, doivent encore valider leur qualification, garantissant un spectacle haletant.

Après une courte trêve pour célébrer le Nouvel An, la phase à élimination directe débutera le 3 janvier 2026 avec les huitièmes de finale, avant de culminer avec la grande finale le 18 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Cette CAN 2025 confirme déjà son statut d'édition exceptionnelle, portée par un niveau de jeu élevé, des infrastructures de classe mondiale et une intensité compétitive remarquable. Le football africain n'a jamais semblé aussi fort, et la suite de la compétition promet d'être à la hauteur de ce début tonitruant.